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L'Assemblée

L’ACFOMI est partie intégrante d'un réseau de 20 ACFO qui collaborent avec de nombreux organismes et associations régionales et provinciales afin de développer des initiatives communautaires avant-gardistes et pertinentes. Créée officiellement le 1er avril 2006, l'Assemblée de la francophonie de l’Ontario (L’Assemblée) est le fruit d'études, de consultations et de la collaboration de la collectivité. Elle découle de la fusion de l'Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) et de la Direction de l’Entente Canada-communauté Ontario (DECCO), deux organismes provinciaux qui représentaient, à l'échelle politique, les francophones de la province.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario est l’organisme rassembleur et la voix politique de la francophonie de l’Ontario. Elle a pour vision un Ontario français, uni dans sa diversité, solidaire dans ses actions et engagé collectivement afin d’assurer son mieux-être.

Le mandat de l’Assemblée est de concerter la collectivité francophone de la province puis d’agir comme porte-parole et porte-voix pour :

  • revendiquer les droits des francophones ;
  • promouvoir le développement global de la francophonie ainsi que son épanouissement ;
  • représenter l’Ontario français sur les scènes municipale, provinciale, nationale et internationale ;
  • refléter les priorités de la francophonie ;
  • établir un plan stratégique communautaire ;
  • négocier et gérer des ententes, dont l’Entente Canada-communauté Ontario.

Pour en apprendre davantage sur l’Assemblée, consultez le http://www.monassemblee.ca

Assemblée de la francophonie de l’Ontario
1492B, chemin Star Top
Ottawa (Ontario)  K1B 3W6

Tél. : 613 744-6649
Sans frais : 1 866 596-4692
Téléc. : 613 744-8861

Cliquez ici pour joindre l’Assemblée par courriel

Un peu plus d’histoire…

À partir de 1885, l'enseignement en anglais devient obligatoire dans toutes les écoles de la province de l’Ontario. En 1890, il est interdit d'employer une autre langue d'enseignement que l'anglais dans les écoles. La règle fait exception pour les élèves qui ne comprennent pas un mot d'anglais.

En 1908, la province lance une enquête sur l'enseignement bilingue dans les écoles de l'Est de la province où vivent la majorité des 200 000 Franco-Ontariens. Les francophones, eux, s'inquiètent de la piètre qualité des cours. Deux ans plus tard, en 1910, lors du congrès de fondation de l'Association canadienne-française d'Éducation d'Ontario (ACFÉO), les Franco-Ontariens demandent au gouvernement que le français soit une langue officielle dans l'éducation primaire et secondaire ainsi que dans les écoles de formation des enseignants. C'est ainsi que l'ancêtre de l'ACFO est créé.

Une autre enquête appelée le Rapport Merchant provoque une décision controversée du gouvernement : le 25 juin 1912 le gouvernement émet le circulaire no 17, surnommé le Règlement 17.

Le règlement prohibe l'emploi du français comme langue d'enseignement et de communication au-delà de la première année, c'est-à-dire dès que les petits francophones ont eu la possibilité d'apprendre l'anglais. Il contient en quatre paragraphes l'arrêt de mort de la langue française en Ontario : défense d'enseigner le français comme matière de classe au-delà des deux premières années d'école primaire; défense de s'en servir comme langue de communication entre professeur et élève; aucune commission scolaire bilingue ne peut ouvrir des écoles sans la permission expresse du gouvernement; les inspecteurs bilingues actuels relèveront d'inspecteurs spéciaux de langue anglaise.

Le gouvernement de l'Ontario abolira le Règlement 17 le 22 septembre 1927. La langue française acquiert un statut juridique et valide dans les écoles primaires de la province.

L'Association canadienne-française d'Éducation d'Ontario devient l’Association canadienne-française de l’Ontario en 1969.

Pour retracer l'histoire de la création de l’Assemblée, il faut remonter à 2003, année où le ministère du Patrimoine canadien demande une étude de repositionnement à l'organisme porte-parole politique de l'Ontario français de l'époque, l'ACFO. Suivent en 2004 le rapport Bastel ainsi que le rapport Matte, issus des consultations effectuées auprès de la communauté francophone de l'Ontario. Une succession de comités de travail (comité d'appui à l'ACFO, groupe de travail, comité de mise en œuvre, comité de transition et conseil provisoire) composés de représentants de la collectivité, des minorités raciales et ethnoculturelles francophones, du conseil d'administration de l'ACFO provinciale et de celui de la DECCO ont étudié les recommandations et les besoins exprimés par la collectivité.

Tous ces groupes s’entendent sur l’objectif de créer un organisme de représentation plus représentatif, plus inclusif et plus fort pour l'ensemble de la francophonie de l'Ontario. L’Assemblée s’appuiera ainsi sur le réseau politique de l’ACFO en plus d’assumer les fonctions de gestion du financement provenant du gouvernement fédéral.

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